Prix de l’académie

medailleLe 16 juin 1741, l’Académie arrêtait qu’elle donnerait « tous les ans à perpétuité un prix au public, qui sera une médaille d’or, et qu’à l’exception de tous ceux qui composent l’Académie, toutes les personnes tant de la province de Bourgogne que du royaume et des pays étrangers seront admises à composer ; il sera pour la première année sur la physique, pour la seconde année sur la morale et pour la troisième sur la médecine ». De 1742 à la Révolution, l’Académie tint ses promesses. Tout le monde sait que le prix de morale de 1750 fut décerné à Jean-Jacques Rousseau. Dès 1798, la Société libre des sciences, arts et agriculture (c’était le nom officiel de l’Académie rétablie) redonnait une médaille d’or pour une étude sur une épizootie qui venait de ravager la Côte-d’Or, puis, de 1802 à 1850, la tradition de l’Ancien Régime fut régulièrement reprise et maintenue.
 
Après une longue interruption, l’Académie, grâce à la libéralité de la ville de Dijon, put à nouveau décerner des médailles de 1884 à 1914 : les concours toujours triennaux, étaient consacrés aux sciences, aux beaux-arts et aux lettres. La Grande Guerre interrompit l’usage des prix, l’Académie a renoué avec cette tradition, sous la présidence de L. Hérard, en 1971, elle couronne chaque année un lauréat.


Aujourd’hui, le concours peut couronner un livre, un essai spécialement rédigé pour l’occasion, une œuvre d’art. Le sujet est alternativement proposé par les quatre commissions qui réunissent leurs membres en jury.
La question est connue en octobre et les candidats peuvent envoyer leurs travaux jusqu’en mai de l’année suivante. Le jury se prononce en juin. Le prix est remis lors de la séance solennelle de rentrée de l’Académie en octobre : il consiste en une médaille du type de celle qui fut donnée à Jean-Jacques Rousseau au XVIIIe siècle et en une dotation de 1 500 €. Tous les renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès du secrétariat de l’Académie.
 
 

Prix de l’Académie 2016 : La Grande Guerre a-t’elle influencé l’expression artistique ?

Depuis 2014, l’Académie de Dijon évoque chaque trimestre la Grande Guerre à travers des communications très diverses et elle poursuivra cette commémoration jusqu’en 2018. Pour son Prix 2016, elle a souhaité pouvoir couronner un ouvrage récent répondant à la question suivante : « La Grande Guerre a-t’elle influencé l’expression artistique ? ».
Aucune piste n’est privilégiée : ce sera aux candidats de convaincre de la pertinence de leur approche, particulière ou générale. Les réponses peuvent avoir la forme d’un texte écrit, de préférence inédit ou publié depuis moins de deux ans, ou encore d’une réalisation artistique de toute discipline accompagnée d’un document de présentation qui montre en quoi elle répond à la question.
 
Le lauréat sera invité à recevoir son prix le 15 octobre 2016 lors de la Séance Solennelle de rentrée de l’Académie à Dijon, au Palais des États de Bourgogne. Il devra présenter oralement et succinctement ses travaux. Les décisions de l’Académie ne sont pas susceptibles d’appel.
 
Le dossier de candidature doit être composé :
– de l’ouvrage présenté au concours sur papier en 3 exemplaires et d’un fichier numérique (sur CD ou clé USB) sous Word ou, si le texte a déjà été publié, de 3 exemplaires de l’ouvrage ;
– ou de la réalisation artistique accompagnée du texte de présentation en 3 exemplaires et d’un fichier numérique (sur CD ou clé USB) sous Word ;
– et, dans tous les cas, d’une fiche de présentation de l’auteur et de ses travaux antérieurs.
 
Les dossiers de candidatures doivent parvenir à l’Académie de Dijon avant le 31 mai 2016, cachet de la poste faisant foi, à l’adresse ci-dessous. Il sera délivré un récépissé.
 
 

Liste des lauréats des prix de l’Académie depuis 1971
 

2015 • Michel Verpeaux pour son tapuscrit Organisation territoriale et démocratie : comment redessiner la carte des territoires ?
 
2014 • Politiques patrimoniales et modernisation des paysages
Prix non attribué
 
2013 • Faut-il garder la mémoire du geste au siècle de l’informatique ?
André Guillerme et la Société des amis du centre d’histoire des techniques et de l’environnement pour l’ouvrage collectif Vivre, transmettre, transcrire le geste technique (à paraître)
 
2012 • L’Académie de Dijon a couronné en 1750 le Discours sur les sciences et les arts et a reçu en 1764 le Discours sur l’origine des inégalités parmi les hommes. En 2012 elle souhaite porter un nouveau regard sur Jean-Jacques Rousseau
Gabriel Galice, Christophe Miqueu Penser la République, la guerre et la paix sur les traces de Jean-Jacques Rousseau, Paris, Slatkine, 2012

 2011 • Solidarités internationales
Bibliothèques sans frontières
 
2010
 
2009 • Architecture et développement durable
Prix non attribué
 
2008 • Existe-t-il un devoir de mémoire ?
Clara Lecadet, Université de Paris 5-René Descartes
 
2007 • Vignes et vins de Bourgogne
Jean-Robert Pitte, professeur à l’Université de Paris IV-Sorbonne, pour son ouvrage Bordeaux-Bourgogne : les passions rivales, Paris, Hachette, 2005, 250 p.
 
2006 • Réflexions sur la création cinématographique contemporaine : le 7e art existe-t-il encore ?
Frédéric Sojcher, cinéaste et professeur, pour son ouvrage : Le Manifeste du cinéaste, Monaco, éd. du Rocher, 2006, 279 p.
 
2005 • Égalité, égalitarisme, ou trop d’égalité tue l’égalité
Prix non attribué
 
2004 • Solitudes aujourd’hui
Marie-Noëlle Schurmans, professeur à l’Université de Genève, pour son ouvrage Les solitudes, Paris, PUF, 2003, 290 p.
 
2003 • La danse, un patrimoine, un art vivant
Jean-François Counillon, professeur
 
2002 • La représentation du corps humain dans l’art contemporain
Paul Ardenne, maître de conférences à l’Université de Picardie Jules-Verne, pour son ouvrage L’image corps : figures de l’humain dans l’art du XXe siècle, Paris, éd. du Regard, 2001, 506 p.
 
2001 • À quelles conditions l’information peut-elle devenir un savoir ?
Erik Neveu, professeur à l’IEP de Rennes, pour ses ouvrages Une société de communication ? 3e éd. Paris, Montchrestien, 2001, 160 p. et Sociologie du journalisme, Paris, La Découverte, 2001, 122 p.
 
2000 • Quel jardin pour le 21e siècle ?
Jean-Louis Guérin, directeur-adjoint du Centre régional de la propriété forestière
 
1999 • Les révolutions des arts, des sciences et des techniques au 20e siècle ont-elles contribué à l’amélioration de la condition des hommes et des femmes ?
Robert Prot, inspecteur général
 
1998 • Le service public “à la française” : une exception en Europe ?
Pierre Pougnaud, administrateur civil
 
1997 • La contemplation a-t-elle sa place dans le monde d’aujourd’hui ?
Sœur Marie-Dominique Seguin, Abbaye Notre-Dame de la Grâce-Dieu.
 
1996 • De l’esprit cartésien généralement prêté aux Français
François Broche, journaliste, écrivain
 
1995 • Saurons-nous, demain, gérer notre planète ?
Prix non attribué.
 
1994 • Le chant, un art, un langage…
Christian Trottmann, chercheur au CNRS
 
1993 • Démocratie et modernité
Alain Etchegoyen, professeur de philosophie au Lycée Louis-le-Grand à Paris, pour son ouvrage La démocratie malade du mensonge, Paris, François Bourin, 1993, 228 p.
 
1992 • La société française, société pluriculturelle ?
Dominique Schnapper, directeur d’études à l’EHESS, pour son ouvrage La France de l’intégration : sociologie de la nation en 1990, Paris, Gallimard, 1991, 374 p.
 
1991 • Art contemporain et patrimoine culturel.
Max Célérier, médecin
 
1990 • L’ordinateur dans la vie quotidienne
François Rat, informaticien, et Annemarie Fischer-Rat, psychologue
 
1989 • Sociétés savantes et académies locales à l’aube du 21e siècle
Prix non attribué
 
1988 • Vraies et fausses solidarités.
Jean Duvignaud, professeur à l’Université, pour son ouvrage La solidarité : liens de sang et liens de raison, Paris, Fayard, 1986, 232 p.
 
1987 • Technologies nouvelles de communication et relations humaines
Prix non attribué
 
1986 • Éthique et biologie
Jacques Claret, professeur
 
1985 • La langue française, expression d’une culture
Michel Lagrange, professeur
 
1984 • Gaston Bachelard et l’imaginaire
Prix non attribué
 
1983 • L’univers éclaire-t-il l’homme ?
Roland-Jean Lombard, directeur de recherches au CNRS
 
1982 • Rameau, musicien sensible et savant rigoureux.
Daniel Paquette, professeur à l’Université
 
1981 • De la nécessité de l’humour dans les relations humaines
Gérard Delannoy, professeur.
 
1980 • Actualité de l’Antiquité
Jean Fléchon, professeur à l’Université
 
1979 • Le rôle de l’architecture aujourd’hui
Jacques Fourcade, professeur
 
1978 • L’historien Henri Contamine a écrit : « L’Europe est derrière nous. » Que pensez-vous de ce propos ?
Prix non attribué
 
1977 • Jean-Jacques Rousseau et notre temps.
Henry Babel, pasteur (Genève)
 
1976 • L’an 2000 : espoir ou angoisse ?
André Petit, professeur
 
1975 • Parole, écriture, image : leur rôle et leur avenir respectifs dans la civilisation technique contemporaine
Françoise Holtz-Bonneau, journaliste
 
1974 • Quelle place peuvent occuper et mériteraient d’occuper à notre époque les travaux scientifiques sans autre objectif que la recherche du savoir ?
René Boirel, professeur
 
1973 • La notion actuelle d’œuvre d’art, en peinture et en sculpture
Serge Bonne, inspecteur d’Académie
 
1972 • La notion de culture en 1972
Louis Dollot, ambassadeur
 
1971 • Au cours de la prochaine décennie, l’homme devra-t-il, voudra-t-il et pourra-t-il contrôler son environnement ?
Philippe Saint-Marc, conseiller à la Cour des comptes, pour son ouvrage Socialisation de la nature, Paris, Stock, 1971, 380 p.