Quelle place pour la sculpture dans l’espace urbain?

 

Parmi les pratiques artistiques contemporaines, il n’est pas sûr que la sculpture bénéficie toujours d’un écho digne de sa longue histoire et de sa brillante insertion dans la modernité. Il importe donc de la placer ou de la replacer sur le devant de la scène.

L’Académie de Dijon est d’autant plus fondée à le faire qu’elle mène ses travaux dans une véritable capitale de l’art du ciseau : les grands « imagiers » des ducs Valois à la fin du Moyen Âge, Jean Dubois à l’âge baroque, François Rude au XIXe siècle, plus près de nous François Pompon, sont autant de repères majeurs dans les fastes de la sculpture. Fidèle à son principe d’agir « dans la seule vue du bien public », l’Académie entend toutefois inviter à considérer une forme particulière de sculpture : celle qui s’inscrit dans l’espace urbain et devient ainsi, au meilleur sens du terme, un « art public », offert à la vue et à l’appréciation de tous. C’est donc au croisement de l’esthétique et du civique que la réflexion est encouragée à se situer. Une étude synthétique ou monographique centrée sur cette problématique pourra être soumise au jury, mais il est tout aussi envisageable qu’un artiste particulièrement engagé dans la sculpture monumentale présente tout ou partie de son oeuvre, ou que les promoteurs d’une réalisation récente attirent l’attention sur elle. Dans tous les cas, l’intérêt intrinsèque de la création artistique et la qualité de son insertion dans l’espace public seront les critères principaux de l’évaluation. [ Lire la suite ]

Du sous-lieutenant de hussards à « Daniel » : Aloysius Bertrand au théâtre

Au nom d’Aloysius Bertrand (1807-1841) reste indissolublement lié le titre de Gaspard de La Nuit, maître livre avorté où le romantique dijonnais invente le genre du poème en prose. C’est ce haut fait que célébrèrent à l’envi Baudelaire, Mallarmé, Villiers de l’Isle-Adam, Théodore de Banville, Huysmans, André Breton, Max Jacob ou Maurice Ravel ; devrait-il faire oublier que Bertrand se voulut aussi dramaturge, que son œuvre comporte non moins de six pièces de théâtre, complètes ou inachevées ? [ Lire la suite ]

Les archives de la Commission des Antiquités du département de la Côte-d’Or : une source précieuse pour l’étude des revêtements architecturaux gallo-romains

À la croisée des disciplines et des techniques, l’étude des revêtements architecturaux gallo-romains, longtemps appréhendés par le prisme de l’histoire de l’art, ne se limite plus à un simple aspect esthétique, mais constitue une réelle spécialité dans le domaine de l’archéologie. [ Lire la suite ]

Le Conseil d’État, tradition et modernité

Cette présentation de l’activité du Conseil d’État est organisée autour de deux thèmes :

  • la tradition: à ce sujet, le rappel de l’histoire du Conseil d’État, la présentation du recrutement de ses membres et de leur carrière, le détail des procédures, à la fois en matière consultative et contentieuse, constitueront l’essentiel de cette première partie, avec notamment le détail du cheminement d’un dossier contentieux.
  • la modernité: dans la deuxième partie, apparaîtra la « plasticité » des méthodes, au travers des différents types de contentieux, des procédures d’urgence ou de la question prioritaire de constitutionnalité. Le suivi de l’actualité, dans la fonction consultative, comme dans le respect de la légalité par le juge, sera enfin présenté, à titre d’illustration.

[ Lire la suite ]

Des lettres inédites de Bussy-Rabutin L’exil et la grâce

Né dans l’Autunois en 1618, Roger de Rabutin-Bussy avait toutes les qualités pour faire une brillante carrière dans l’armée et réussir à la cour du jeune Louis XIV. Il était près de parvenir à satisfaire son ambition quand son libertinage amena le roi à l’exiler en Bourgogne. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, il rédigea ses Mémoires et leur Suite, s’employa à aménager et décorer ses châteaux. Il espérait pouvoir revenir rapidement à la cour. Il dut attendre 1682, après seize ans d’éloignement. [ Lire la suite ]

Edme-Hyacinthe Guilleminot (1869-1922), un Bourguignon, électroradiologiste … ou médecin électricien.

Dans l’ombre de Charles Bouchard et d’Antoine BéclèreNé à Laignes en 1869, Hyacinthe Guilleminot effectue ses études médicales à Paris. Élève du professeur Charles Bouchard, ce dernier lui confie la responsabilité du laboratoire de radiologie qu’il crée en janvier 1898 dans son service de l’hôpital de la Charité.En 1909, il participe avec Antoine Béclère à la création de la Société de radiologie médicale de France. [ Lire la suite ]

Mes rencontres avec Senghor

La rencontre d’un grand homme est toujours une chance, un moment d’exception, au cours duquel s’approfondit la connaissance de l’être humain parvenu à donner le meilleur de soi-même. J’ai eu la chance de rencontrer Léopold Senghor par des échanges épistolaires d’abord, puis par sa venue organisée à Dijon pour une Journée de la Francophonie, en 1988. [ Lire la suite ]

Éloge de Paul Boury

Séance académique

Éloge de Paul Boury par le Général Jean-Louis Brette et Pierre Bodineau

Parc et jardin d’agrément

Rencontre des Académies du Grand-Est : Alsace, Besançon et Franche-Comté, Dijon, Metz, Nancy-Stanislas

9h30 : Accueil Cellier de Clairvaux, 27 Bd de la Trémouille à Dijon

9h45 : Accueil par Monsieur le Maire de Dijon, protecteur de l’Académie

Communication de 20 mn et 5mn de discussion

10h-10h25 : Philippe Hoch, conservateur en chef du patrimoine, département de la Moselle : Les jardins et le nymphée du palais abbatial de Gorze.

10h25-10h50 : Pierre Labrude, président honoraire de l’Académie de Stanislas : Le jardin botanique de Monthabey au Hohneck, un conservatoire alpin victime de la Grande Guerre.

10h50- 11h15 : Cécile Roth-Modanese, animatrice de l’architecture et du patrimoine, doctorante en histoire contemporaine de l’Université de Haute-Alsace : La valorisation des parcs et jardins, de la théorie aux travaux pratiques, quelques exemples en Sud- Alsace.

11h15 : pause

11h30-11h55 : Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté : sujet réservé.

11h55-12h20 : Bernard Sonnet, vice-président de l’Académie des Sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Conservateur des Antiquités et Objets d’Art : Parcs et jardins en Bourgogne.

Conclusion

Les épidémies dijonnaises au Moyen-Age, aspects historiques et médicaux

Commission des arts et lettres § Commission des sciences

D’importants progrès ont été réalisés dans la connaissance des épidémies du passé grâce à des recherches multidisciplinaires associant archéologie, anthropologie physique, génétique microbienne, climatologie, informatique appliquée aux sources historiques, méthodes modernes de cartographie. C’est pour la deuxième pandémie de peste, qui a débuté au milieu du XIVe siècle par la Peste Noire et s’est poursuivie jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, que les travaux ont été les plus féconds. Nous illustrerons quelques unes de ces avancées, comme la démonstration du rôle de Yersinia pestis dans ces crises de mortalité et le décryptage de la géographie à grande échelle des épidémies. [ Lire la suite ]

A propos des ateliers de bronziers d’Alésia, une « manufacture » du char et de l’attelage ?

Commission des antiquités et du patrimoine

Après avoir reconnu à Alésia la fabrication de mobilier de harnachement du cheval monté destiné à l’armée romaine, nous avons pu définir – à partir des empreintes des moules rejetés en dépotoir – une production de pièces métalliques fonctionnelles et ornementales constitutives du char et de l’attelage (passe-guides, éléments de joug, gaines de suspension de caisses de char). [ Lire la suite ]